GDO, Private Label et vin
L'achat de vin en GDO (Grande Distribution Organisée) est désormais un aspect à prendre en considération, à tel point que notre Pasquale Testardi a décidé de consacrer le premier article de son guide conservation du vin, précisément aux aspects découlant de cette tendance.
Mais savez-vous ce qu'est une Private Label ?
Les Private Label ou marques propres sont les « étiquettes » appartenant aux distributeurs – nous sommes certains que vous avez déjà acheté quelque chose sous marque Coop, Auchan ou Esselunga !
Nouveauté assez récente en Italie, elles ont beaucoup progressé au fil des années jusqu'à se consolider à de bons niveaux de vente grâce à un rapport qualité-prix souvent excellent.
À l'étranger, elles sont bien plus puissantes qu'en Italie, notamment grâce à des marchés moins fragmentés et à des habitudes de consommation moins variées, mais ici aussi, elles sont désormais incontournables.
Grâce à la crise et à une qualité croissante, on parle aujourd'hui de véritables concurrents des entreprises de « marque ».
Souvent, derrière les Private Label se « cachent » des entreprises renommées et productrices de biens de qualité qui, pour compenser des volumes de vente tardant à arriver, décident d'employer leur production en tant que co-packers des distributeurs.
Est-ce juste ou non ? Nous n'entrerons pas dans le débat ! Une chose est certaine : si derrière une PL se cache le producteur X, qu'est-ce qui pourrait pousser le consommateur à accepter l'écart de prix pour un produit souvent identique ?
Nous vous laissons y réfléchir et commençons à parler de vin !
Les Private Label représentent 8,1 % des vins vendus en Italie et 22,6 % en Europe, avec une tendance à la hausse.
Parmi les marques les plus importantes, il faut certainement citer Assieme, née d'un accord entre les Coop et certaines caves de taille moyenne et grande comme Cevico, Cantine Riunite, Le Chiantegiane, Tollo, Moncaro et d'autres entreprises.
À ne pas négliger non plus Grandi Vigne et Le vie dell'uva (en vente chez Dok, Famila, A&O et Superdì) qui regroupe une trentaine d'étiquettes de producteurs répartis sur le territoire.
La marque Conad, quant à elle, regroupe soixante-cinq étiquettes et la stratégie est la même que pour beaucoup d'autres : utiliser des marques de fantaisie plutôt que le classique « CONAD ». Une idée à succès, à tel point que leurs vins atteignent 30 à 40 % de part sur le total des ventes de la catégorie (un chiffre qui, dans certaines régions d'Italie, peut atteindre 70 %).
La gamme des Private Label ? Il y en a pour tous les goûts : prosecco (le plus prisé en termes de ventes), vins rouges et blancs de toutes sortes !
Face à cette tendance, les producteurs ne peuvent aujourd'hui ignorer ce débouché commercial qui pourrait représenter une source de revenus intéressante.
Le bon sens devrait guider les esprits et au moins conduire à ébaucher des diversifications de matières premières, de processus de production et même de raisons sociales, afin de ne pas dévaluer les produits classiques qui pourraient souffrir d'une comparaison de prix.





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